À l’heure où le Québec entier se met peu à peu sur pause et où la population se mobilise pour renforcer les mesures préventives, la philanthropie a plus que jamais le potentiel de jouer un rôle social déterminant. Elle nous donnera aussi l’occasion de montrer le meilleur de nous-mêmes à nos enfants.

Notre monde d’aujourd’hui est le reflet d’une mobilisation envers toutes les causes qui, collectivement, nous tiennent à cœur. Les gouvernements sont bien présents, mais ne peuvent pas tout faire : il est de notre responsabilité à tous de participer à l’effort commun qui permettra de protéger les plus fragiles d’entre nous.

La maladie n’est pas en quarantaine, cela va de soi. Il en est de même pour l’ensemble des clientèles plus vulnérables pour qui un organisme caritatif, peu importe lequel, vient tout changer. Depuis toujours, la philanthropie est la bougie d’allumage des plus grands mouvements de société. Paradoxalement, elle est souvent la première délaissée quand vient le temps de se retrousser les manches.

Cette semaine, à l’instar de nombreux autres organismes, la Fondation CHU Sainte-Justine annonçait le report de l’ensemble de ses évènements du printemps. Cette situation entraîne, chez nous comme ailleurs, une diminution de vitesse importante affectant la capacité d’une cause à poursuivre ses engagements et sa mission, à un moment où beaucoup d’enjeux continuent de demander toute notre attention.

Je lance donc un appel général à la générosité. Et j’invite tous mes pairs du milieu de la philanthropie à emboîter le pas avec moi.

Un temps de crise, ça marque l’imaginaire. Démontrons à nos enfants que nous sommes plus forts collectivement. Parce qu’ils représentent 20 % de la population, mais 100 % de l’avenir de la société.