Nous pouvons tous et toutes avoir un impact significatif dans la communauté. À 16, 22, 40 ou 70 ans. La santé est un privilège. Aider les plus vulnérables, une responsabilité. Voilà pourquoi je m’implique et pourquoi j’essaie chaque jour d’inspirer d’autres jeunes de ma génération à faire de même. Bonne Journée nationale de la philanthropie à tous ceux et celles dont l’engagement fait naître les possibilités!

Mon entrée dans le monde de la philanthropie commence à l’âge de 16 ans à mon école secondaire, le Collège Saint-Sacrement. Je suis alors mandaté, avec ma bonne amie Raphaële Maltais, pour orchestrer la campagne de mon école pour le Défi Jeunesse Sainte-Justine des écoles privées, une initiative de la Fondation CHU Sainte-Justine dont l’objectif consiste à amasser de l’argent en soutien au département de traumatologie de Sainte-Justine.

Au terme de plusieurs semaines à investir temps, travail et efforts, notre école réussit à amasser une somme de plus de 92 000 $. Bien sûr, un grand sentiment de fierté m’habite lors du dévoilement du montant : je suis de nature compétitive et j’aime les défis! Cependant, ce n’est pas à ce moment-là que je prends toute la mesure de ce qui vient de se passer.

Peu de temps après, Raph et moi avons la chance de visiter le Centre de réadaptation Marie Enfant, où nous constatons tout ce que les dons du Défi-Jeunesse Sainte-Justine des écoles privées rendent possible en termes d’acquisition d’équipements de pointe et de multiples retombées extraordinaires dans la vie des familles et le quotidien des équipes. Je constate avec grande satisfaction que ces bénéfices sont transformateurs.

Ce regard concret sur l’impact de mes efforts a fait toute la différence, et à partir de ce moment, j’ai véritablement eu la piqûre de la philanthropie.

S’ensuivront rapidement plusieurs autres implications : participation à un focus group visant à réinventer la campagne du Défi-Jeunesse Sainte-Justine des écoles privées, collaboration dans un panel sur la philanthropie et animation de la soirée de clôture de la campagne majeure Plus mieux guérir de la Fondation CHU Sainte-Justine.

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Djammy et Raphaële à la clôture de Plus mieux guérir | Crédit : Geneviève Giguère
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Djammy et Raphaële à la clôture de Plus mieux guérir | Crédit : Geneviève Giguère
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Djammy et Raphaële à la clôture de Plus mieux guérir | Crédit : Geneviève Giguère
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Crédit : Geneviève Giguère

Ces expériences, riches d’apprentissages, nous permettent à Raphaële et moi de recevoir en 2017 le prix de Philanthrope jeunesse par excellence (catégorie moins de 18 ans) décerné par l’Association des professionnels en philanthropie (AFP Québec). Elles nous mènent aussi à un constat : on répondra oui à Sainte-Justine, tant et aussi longtemps qu’on aura besoin de nous!

Aujourd’hui étudiant universitaire aux HEC, mon engagement se poursuit. En mars 2020, quand la pandémie frappe de plein fouet et immobilise tous les évènements-bénéfice de la Fondation CHU Sainte-Justine, je me retrousse les manches. Je contacte l’Association étudiante de mon école (AEHEC) pour solliciter un soutien financier envers Sainte-Justine. Résultat : l’association accepte gentiment de remettre un chèque de 10 000 $ à la Fondation.

Mon influence grandissante dans mon milieu universitaire me permet avec le temps de faciliter un partenariat plus officiel entre l’AEHEC et la Fondation CHU Sainte-Justine. C’est ainsi qu’en 2021 et en 2022, la fameuse Semaine humanitaire HEC dédie ses efforts à Sainte-Justine. Les montants de 132 000 $ et 139 000 $ sont respectivement amassés par les étudiants.

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En 2020 et en 2021, j’ai l’honneur d’être le « mentor » des élèves de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) dans le cadre du Grand sapin jeunesse de Sainte-Justine. Mon but consiste à mobiliser et conseiller les différentes écoles pour leur campagne respective. Cette opportunité m’a même permis de passer en entrevue à Rythme, pour porter le message du Grand sapin jeunesse. Aujourd'hui, quelle fierté j'ai de constater que les élèves de la FEEP font grandir le mouvement lors de la 3e édition de l'initiative, qui bat son plein jusqu'au 27 novembre 2022.

Mon but ici n’est pas d’énumérer toutes les fois où j’ai été impliqué dans une campagne pour la Fondation CHU Sainte-Justine. Je veux surtout faire valoir le fait que sans l’aide de mes pairs, rien n’aurait été possible. Du secondaire à l’université, c’est la mobilisation de milliers de jeunes comme moi qui a permis d’engendrer ce mouvement de solidarité, que j’espère pérenne pour la jeunesse. Ensemble, on peut changer le monde!

À mes yeux, il n’y a rien de plus beau que des jeunes qui aident d’autres jeunes. Une jeunesse philanthropique, c’est une jeunesse qui transmet l’espoir. Et ce sont de futurs citoyens qui comprennent qu’ils peuvent eux-mêmes incarner et provoquer le changement.

Djammy Charles

*Les propos tenus dans cet article n’engagent que la personne signataire et ne doivent pas être considérés comme étant ceux de la Fondation CHU Sainte-Justine.