Il n’y a rien de plus précieux qu’un enfant. Chaque jour, je me fais un devoir de les aider, de les soigner. Avec vous. Je suis neurochirurgien pédiatrique. Je traite les maladies du cerveau et de la moelle épinière par chirurgie pour redonner aux enfants la meilleure qualité de vie possible.

Pourquoi avoir choisi la neurochirurgie pédiatrique? Pour s’épanouir, un enfant doit avoir un cerveau en santé. Notre cerveau façonne qui l’on est. Il détermine notre personnalité, notre capacité d’apprendre. Ce qui m’a attiré vers la neurochirurgie pédiatrique, c’est l’immense sens des responsabilités que l’on a envers le futur de ces enfants. 

Quand j’opère un enfant, j’ai à l’esprit et dans mon cœur, qu’avec les gestes que mon équipe et moi ferons, nous changerons pour le mieux sa vie.

À mes patients, je ne peux jamais garantir un résultat. Mais je peux leur promettre de leur offrir les meilleurs soins au monde. Et ça, c’est grâce à vous qui donnez. Au même titre que les chercheurs, les infirmières, les préposés : vous, les donateurs, faites partie intégrante de la communauté de Sainte‑Justine. Votre rôle est crucial, votre impact est majeur.

Notre rêve

Depuis que j’ai terminé ma spécialisation en neurochirurgie pédiatrique, j’ai l’ambition de guérir et de sauver le plus d’enfants possible. Aujourd’hui, grâce à votre soutien, mon rêve, mais aussi celui de mes collègues, se réalise chaque jour. Plusieurs enfants dits inopérables en neurochirurgie traditionnelle le sont maintenant.

Avec le laser neurochirurgical pédiatrique, un équipement révolutionnaire dont l’achat du tout premier au Canada a été rendu possible grâce à votre générosité, nous pouvons guérir les enfants souffrant de tumeurs dans des régions du cerveau difficiles d'accès, et ceux qui, comme Megan, sont atteints d'épilepsie résistante au traitement. 

Le laser nous permet de faire le même geste chirurgical que l’on faisait avant avec une grande incision, mais avec une petite de seulement 4 millimètres. Nous brûlons la lésion avec l’aide de l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) intra opératoire, qui nous guide en temps réel à même la salle d’opération. Et cette technologie, c’est aussi grâce aux dons que nous la devons.

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© Laurence Pilon
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Mais il reste encore beaucoup à faire. 

Chaque année, Sainte-Justine reçoit 7 500 visites en neurologie. Parmi elles, 4 000 concernent l’épilepsie. Le tiers de ces patients sont réfractaires à la médication, et ceux dont l’épilepsie est multifocale, bilatérale ou provenant d’une région cérébrale fonctionnelle, ne sont pas candidats à la chirurgie. 

Seulement 25 à 30 enfants atteints d’épilepsie sont opérés par année. Et la chirurgie parvient à faire cesser les crises que chez 40 % à 80 % des patients. 

Avec vous, nous voulons continuer de guérir le plus d’enfants possible. En démystifiant la maladie afin de pouvoir offrir des traitements adaptés aux enfants qui en souffrent. 

Du gène au traitement

Si je me sens au meilleur endroit pour réaliser mon rêve, c’est parce que j’ai des collègues en or qui partagent ma vision.

Depuis une dizaine d’années, nous avons la chance à Sainte-Justine de bénéficier des précieuses recherches de l’équipe de la Dre Elsa Rossignol, qui s’intéresse aux bases génétiques et aux mécanismes de l’épilepsie de l’enfant. Son laboratoire a été parmi les premiers au monde à créer des modèles génétiques d’épilepsie, qui permettent aujourd’hui de mieux comprendre plusieurs types de crises d’épilepsie observés chez l’enfant. Son objectif? Poursuivre les investigations pour la moitié des enfants épileptiques dont l’analyse génétique ne permet toujours pas de connaitre la cause de la maladie. 

Parallèlement, nous explorons aussi des alternatives thérapeutiques innovantes pour ces enfants pour qui, malgré les interventions chirurgicales et les traitements, l’épilepsie n’est toujours pas guérie.  Avec l’équipe de la neurologie, nous nous intéressons particulièrement à la neuromodulation : une option thérapeutique sous forme de stimulation cérébrale profonde qui pourrait réduire la fréquence et la gravité des crises. L’efficacité et les risques associés à cette procédure doivent être étudiés. Mais sa valeur potentielle est grande. 

Quand on voit un enfant atteint d’une sérieuse condition, comment ne pas vouloir TOUT faire pour l’aider? Chaque jour, je m’engage à prendre soin de mes patients comme si c’était mes enfants. Et je compte sur vous pour continuer de le faire avec moi. 

Parce qu’à Sainte-Justine, vous faites partie de l’équipe. 

J’opère avec mon cœur, mais aussi avec le vôtre.

Merci de donner généreusement pour le futur des enfants.