Les premiers épisodes ont commencé le 11 septembre 2017. Clarinette en bouche, Megan fait une crise d’épilepsie à l’école. Le scénario se répète à la maison peu de temps après. Mais à l’hôpital près de chez elle, les médecins ne parviennent pas à identifier la cause de ces manifestations soudaines.

Les crises d’épilepsie de Megan se multiplient. Elle tombe fréquemment et les symptômes varient. Allant de l’absence que l’on remarque par son regard fixe, jusqu’à des crises accompagnées de convulsions très fortes. Quelques semaines plus tard, le manque de réponse devient urgent. Au Collège de Megan, on s’inquiète aussi pour elle.

Megan commence à avoir des nausées et maux de tête qui sont peut-être dus à ses chutes. Josée, sa maman, soupçonne une commotion cérébrale. Après consultation de leur médecin de famille, une requête d’urgence est envoyée à Sainte-Justine pour que Megan rencontre un neurologue. 

Reçue au CHU Sainte-Justine dans les heures qui suivent, un premier examen en neurologie montre que l’adolescente souffre d’épilepsie ciblée, que l’on appelle focale ou partielle. Ce type de crise affecte son état de conscience et explique ses symptômes des derniers mois. 

Nous avons essayé deux types de médicaments qui ont réussi à diminuer la fréquence des crises, jusqu’au jour où ma fille a commencé à avoir des idées noires. Je l’ai vue changer, déprimer. Quelque chose n’allait pas. Étaient-ce des effets secondaires liés au médicament? Il fallait continuer d’investiguer.

Josée Gagné

Maman de Megan

Les médecins à Sainte-Justine ont fait passer à Megan un électroencéphalogramme (EEG), afin d’enregistrer les activités électriques au cerveau et mettre en évidence de possibles anomalies. Mais rien n’est décelé. 

Quelques mois plus tard, Megan est hospitalisée à Sainte-Justine durant quatre jours pour tenter de détecter et observer ses crises d’épilepsie. La première journée, alors qu’elle cesse sa médication le matin même, les médecins sont témoins de trois crises importantes, une après l’autre. La scène est déstabilisante. 

Puis l’imagerie par résonnance magnétique précise le diagnostic : Megan a une tumeur au cerveau du côté droit, qui menace sa vue. L’opération est inévitable. Mais la tumeur est difficile d’accès. L’opération au laser neurochirurgical pédiatrique permettrait de minimiser les risques et séquelles liés à une opération conventionnelle.

Un laser pour opérer le cerveau

Le 31 mai 2019, Megan est guérie par le laser neurochirurgical pédiatrique, un équipement révolutionnaire acquis grâce à la générosité des donateurs de la Fondation CHU Sainte-Justine. Avec une incision de quatre millimètres, il a fallu à l’équipe du Dr Alexander Weil dix heures pour brûler la tumeur. Et 24 heures plus tard, Megan était de retour à la maison, sans aucune séquelle.

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@ Geneviève Beaupré
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La tumeur était profonde. La retirer par chirurgie conventionnelle aurait nécessité une grande incision, ainsi que le retrait temporaire d’une partie du crâne. Invasive et risquée, l’opération se serait conclue par un minimum de deux jours aux soins intensifs et sept jours d’hospitalisation.

Dr Alexander Weil

Neurochirurgien pédiatrique
CHU Sainte-Justine
Dr Weil Megan
@ Claude Doyon

Lors de l’opération, les médecins ont vu que la tumeur de Megan n’était pas cancéreuse. Mais elle le serait devenue sans traitement.

Aujourd’hui, grâce aux bons soins des équipes de Sainte-Justine et à la précieuse générosité des donateurs, Megan a retrouvé sa vie d’avant. Âgée de 16 ans, elle est à nouveau heureuse et en santé. Fière d’être sur les bancs d’école et sans crainte qu’une autre crise d’épilepsie ne survienne.

Merci d’avoir changé leurs vies et de donner pour en transformer d’autres.

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@ Geneviève Beaupré
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