Il y a trois mois, je donnais naissance à mon petit Oscar à Sainte-Justine. À ce moment, j’étais loin de penser qu’une pandémie s’apprêtait à s’abattre sur notre monde. J’imaginais profiter de mon congé de maternité, aller me balader, prendre des cafés, rencontrer de nouvelles mamans, passer du temps avec les grands-parents…

Mais la COVID-19 en a décidé autrement; elle nous a obligés à prendre une pause. Je ne vous cacherai pas que lorsque le confinement a été annoncé, et que parallèlement, mon conjoint médecin intensiviste est retourné travailler pour soigner des patients atteints de la COVID-19, j’ai fondu en larmes. Il y avait tant d’incertitude. 

Allait-il ramener le virus à la maison? Allions-nous tomber malades? Et si l’on tombait malade, que ferions-nous?  Comment ferais-je, seule, avec un nouveau-né de six semaines? Combien de temps est-ce que cela durerait? Quand allait-on pouvoir revoir ses grands-parents?

Les jours se sont suivis, le temps a continué d’avancer, et avec cela, une nouvelle routine s’est installée. Oscar a commencé à faire des sourires et à nous regarder. Les marches à deux mètres de distance se sont insérées dans notre quotidien. Les vidéos avec les grands-parents ont comblé nos soirées. À travers tout cela, le beau temps a commencé à s’installer et petit à petit, nous nous sommes mis à parler de déconfinement. 

La vie n’est plus comme elle l’était et ça prendra certainement du temps pour revenir à celle d’avant, mais on réussit à trouver notre petit bonheur dans les choses les plus simples. Cette pause, elle nous permet de chérir chaque sourire, chaque gazouillis, chaque moment où l’on se retrouve tous les trois.

Famille
Ma nouvelle famille

Aujourd’hui, plus que jamais, je réalise à quel point j’ai de la chance d’avoir un bébé en santé et à quel point la santé peut être fragile. Pour cela, je suis infiniment reconnaissante envers Sainte-Justine. 

Il y a trois mois, après un long travail qui s’est terminé en césarienne, Oscar est né, mais pas sans nous faire une bonne frousse. À son arrivée, aucune pleur, seulement le silence dans la salle d’opération. Il a rapidement été transporté sur la table de réanimation. L’anesthésiste et les infirmières se sont réunis autour de lui. J’entendais ce qui se passait, je retenais mon souffle, et puis, alors qu’ils s’apprêtaient à l’intuber, il s’est mis à pleurer. 

Ophelie
Oscar et moi
Oscar
Ophelie 3
Ophelie 2

Du début du travail jusqu’à la naissance d’Oscar, j’ai reçu des soins exceptionnels. Que ce soient les infirmiers et infirmières en obstétrique, l’obstétricienne qui a fait ma césarienne, l’anesthésiste et les infirmières de la salle d’opération qui ont réanimé Oscar - tous ont été extraordinaires. Grâce à eux, bien que je célèbre ma première fête des Mères en pleine crise sanitaire, j’ai un bébé parfaitement en santé à mes côtés. Et ça, c’est le plus beau cadeau du monde.

Pour toutes ces raisons, mon conjoint et moi sommes heureux d’être des donateurs de première ligne et de soutenir Sainte-Justine dans cette crise sans précédent. 

*Les propos tenus dans cet article n’engagent que la personne signataire et ne doivent pas être considérés comme étant ceux de la Fondation CHU Sainte-Justine.