Je suis un très mauvais bénévole. Un jour, pour le Club des petits déjeuners, je me suis rendu dans une école primaire pour servir des petits déjeuners à des enfants qui ne mangeraient pas autrement.

Très rapidement, tous ont constaté que la chaîne de distribution ralentissait à mon niveau, (j’étais responsable des berlingots ET des pailles). Mon travail s’est alors transposé en séance de photos avec des professeurs ravis et des enfants totalement indifférents à ma présence, préférant le lait au chocolat distribué par une maman bénévole aguerrie.

Je suis aussi un privilégié. Alors je donne au suivant, depuis toujours.  Plusieurs causes me touchent, plusieurs injustices m’interpellent et je donne de l’argent à défaut d’autre chose.  

Mais je le fais souvent maladroitement. Si j’ouvre la télé et que je tombe sur un téléthon où Luc De Larochellière chante SI FRAGILE au côté d’un enfant malade, j’éclate en sanglots et je compose le numéro qui apparaît au bas de l’écran tout en inondant de larmes mon téléphone et ma carte de crédit. (Claude Dubois qui chante SI DIEU EXISTE à un jeune atteint de la trisomie a le même effet sur moi). Mais le problème est le suivant : si je n’étais pas tombé par hasard sur cette émission, je n’aurais pas pensé à donner.

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© Geneviève Charbonneau | Studio Simone
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Quand Noël approche, les Moissons Montréal, Refuge des Jeunes et autres centres qui viennent en aide aux laissés pour compte reçoivent mes dons grâce à la publicité et aux porte-paroles charismatiques qui font le tour des médias pour me rappeler l’existence de ces organismes. Y aurais-je pensé sinon? J’espère que oui mais je n’en suis pas sûr. 

Difficile cependant d’oublier Sainte-Justine. Je suis l’ambassadeur de la Fondation et l’hôpital a sauvé la vie de mon fils deux fois. Ceci expliquant cela. Donc je contribue annuellement et ça je ne l’oublie pas.  Et ne l’oublierai jamais.

Pourquoi? Parce que mon don annuel est devenu mensuel, retiré automatiquement sur ma carte de crédit. Un montant à la mesure de mes moyens. Même pas besoin d’y penser.

La maladie est présente toute l’année durant, pandémie ou non, hiver comme été, en croissance économique comme en récession. Elle ne connaît pas de répit et ne s’adapte pas aux fluctuations de notre portefeuille. Elle est sournoise et omniprésente. Malveillante et mortelle.

Faites comme moi et donnez mensuellement à l’hôpital de tous les enfants du Québec. 

Merci en leur nom.

Guy A Lepage

Ambassadeur de la Fondation CHU Sainte-Justine

*Les propos tenus dans cet article n’engagent que la personne signataire et ne doivent pas être considérés comme étant ceux de la Fondation CHU Sainte-Justine.