Dans les corridors du 5-11, le silence plane. Cette tranquillité, une illusion. Dans cet environnement de soins apaisant, des enfants se battent pour leur vie qu’ils ont commencée trop tôt, dans la fragilité. Des soignants, comme Dre Anne Monique Nuyt, sont là, à leurs côtés. Bienvenue dans le plus grand centre en néonatalogie au Canada.

Une naissance est habituellement un évènement heureux. Pour celles vécues de façon prématurée, c’est un tout autre scénario.

Chaque année, ce sont plus de 2 000 parents qui se retrouvent au CHU Sainte-Justine, plongés au cœur de la tempête que représente une naissance prématurée. Ici, la technologie, l’expertise de l’équipe soignante et beaucoup d’amour sont nécessaires à la survie.

« Les couples qui arpentent les couloirs de l’unité de néonatalogie ne sont pas toujours prêts à devenir parents », souligne Dre Nuyt, néonatalogiste au CHU Sainte-Justine. Et à ce choc s’ajoutent les conditions souvent précaires qu’impose la réalité d’une naissance prématurée : bébé en incubateur, manque d’intimité, soins accrus et continus, séjour hospitalier prolongé.

Le roc dans la tempête

Quand la vie se précipite et qu’elle menace de repartir aussi soudainement, la Dre Anne-Monique Nuyt et son équipe sont le fort tranquille qui apaise.

Leur rôle ? Accompagner dans l’urgence. Rassurer dans l’incertitude. Guider quand le temps presse les plus lourdes décisions. Garder son sang-froid et, surtout, répandre la chaleur. Parce que si les équipements sont essentiels à leur survie, donner une dimension humaine au parcours médical l'est tout autant.

« Communiquer les faits dans toute la dimension humaine qu'exige la situation, c’est le défi constant de tout néonatalogiste », confie Dre Nuyt. 

Éclairer le chemin

Au Québec, 5 % des bébés ont besoin d’aide à la naissance. Il y a trente ans, la majorité d’entre eux ne survivait pas. Depuis dix ans, le taux de survie des bébés prématurés est stable et élevé. Mais il demeure que nous devons et pouvons faire encore plus. 

Est-il possible de prévenir les naissances prématurées? Comment augmenter la tolérance digestive de ces bébés? Comment réduire les risques d’infections ou de complications pulmonaires? Comment optimiser le développement du cerveau du bébé une fois sorti du ventre de sa mère? Quelle est la meilleure façon d’accompagner les parents? Nombreux, ces projets de recherche promettent d’optimiser le développement des bébés nés prématurément.

Dre Nuyt fait partie de ceux et celles qui ont tourné le dos au statu quo. Son regard est porté sur l’avenir. Chercheuse au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine, ses observations cliniques et celles de ses collègues alimentent quotidiennement ses réflexions scientifiques.

Les progrès des 10 dernières années sont énormes. En tant que chercheurs, nous devons maintenant tout faire en notre pouvoir pour nous assurer qu’en grandissant, ces enfants, puis ces adolescents, auront le suivi médical adéquat pour leur permettre de mener une vie d’adulte dans une santé optimale.

Dre Anne Monique Nuyt

Votre soutien, la clé du succès

Dre Nuyt et son équipe ont promis de s’investir toujours plus pour comprendre, investiguer, aller plus loin pour soigner mieux et offrir une survie et une vie de qualité à ces enfants. Après tout, ce sont les adultes de demain. Ceux qui, à leur tour, fonderont une famille.

Il n’y a aucun progrès possible au niveau des soins sans la recherche et ses laboratoires, ses pipettes, ses microscopes. Or, le plus grand frein aux idées sont les besoins constants en espace, en outils de pointe et en fonds : le soutien de la communauté constitue dès lors l’une des plus grandes clés de nos futurs succès.

Dre Anne Monique Nuyt

Des technologies les plus avancées aux équipes les plus réputées du monde, tout est là, à portée de main, chez nous, au Québec. Cette année, ils seront plus de 1 000 bébés à avoir besoin d’équipements de pointe, de soins humains, d’espoir, de Sainte-Justine. 

Mais aussi, de vous.