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Un raccourci pour devancer l’épilepsie

Il faut parfois jusqu’à 10 tentatives avant d’identifier le bon traitement pour un enfant atteint d’épilepsie réfractaire. Avec votre soutien, le chercheur Anthony Flamier et Justine Gromaire, étudiante au doctorat en neurosciences, mettent au point une méthode novatrice pour atteindre une réponse plus rapidement. Comment? À l’aide de neurones fabriqués en laboratoire… et d’un appareil de pointe, acquis avec l’aide de vos dons. 

Il existe une quarantaine de médicaments contre l’épilepsie. Comme chaque enfant est unique, tout comme sa maladie, le défi pour la traiter avec succès est souvent d’identifier le bon traitement. Et le plus tôt est le mieux. « On ne peut évidemment pas tester tous les traitements existants chez un même enfant, explique Justine Gromaire. Chaque nouvel essai est très demandant pour lui, et peut entraîner des effets secondaires non négligeables. » 

Sous la direction du Pr Anthony Flamier, chercheur au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, ses travaux visent à mettre au point une méthode novatrice pour évaluer dans un court laps de temps l’efficacité de différents traitements sur l’épilepsie propre à un enfant. Le but est d’identifier ceux qui ont les meilleures chances de traiter la maladie avec succès, mais aussi d’écarter les moins prometteurs, évitant ainsi la prise de médicaments inutiles. 

Reproduire « sur mesure » l’épilepsie d’un enfant 

Tout commence par un échantillon de peau ou de sang d’un enfant atteint d’épilepsie. Des technologies sophistiquées permettent de transformer les cellules prélevées en neurones, dans lesquels est préservé l’ADN de l’enfant – ce bagage d’information qui le rend unique. Ces neurones sont ensuite multipliés en laboratoire. Résultat : on obtient des petits groupes de neurones, ou « circuits neuronaux », qui reproduisent fidèlement l’épilepsie de l’enfant. On peut alors tester des traitements sur sa maladie, mais en dehors de son cerveau. 

« Ça pourrait éviter des mois, des années d’essai de traitement. »
Justine Gromaire

Humaniser les soins, voire sauver des vies 

L’épilepsie touche 30 000 enfants au Québec. Un tiers d’entre eux sont atteints d’épilepsie réfractaire : dans leur cas, la maladie n’a pas pu être traitée par médication et d’autres options ont dû être explorées. 

À Sainte-Justine, deux enfants sont opérés au cerveau chaque semaine dans le but d’éliminer ou de réduire les crises d’épilepsie dont ils souffrent. « Certains enfants ne sont pas éligibles à la chirurgie; d’autres ne réussissent pas à avoir un traitement efficace à temps avant que le pire survienne », mentionne le Pr Flamier. « Pourtant, il y avait peut-être une molécule sur le marché adaptée pour eux, prête à leur être donnée. Je suis convaincu que ce qu’on fait, ça peut sauver des vies. » 

Vos dons à l’œuvre 

Votre générosité joue un rôle vital dans l’avancement des soins en munissant les laboratoires comme ceux du Pr Flamier des équipements et ressources qui rendent l’innovation possible. L’an dernier, elle a permis de débloquer le financement nécessaire à l’achat d’un appareil de pointe essentiel aux travaux de Justine Gromaire, mais aussi à d’autres recherches en cours au même laboratoire, entre autres sur le syndrome de Rett. 

Cette maladie rare, qui touche presque exclusivement les filles et est responsable d’importants handicaps, demeure à ce jour incurable. À l’aide de l’appareil acquis avec le soutien des donateurs et donatrices, les étudiantes Margaux Brin et Marion Guillon testent sur des « mini-cerveaux » fabriqués en laboratoire une multitude de traitements pour le syndrome de Rett.  

Parce que vous voyez grand pour la recherche, des lendemains en meilleure santé prennent forme pour les familles touchées par la maladie. 

« On n’aurait vraiment rien pu faire sans cet appareil. Au nom de toute l’équipe, merci! »
Pr Antony Flamier
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